
le 25/08 : Galère la route jusqu’à Rome et pire encore celle pour trouver un camping digne de ce nom. On lutte deux heures sous le soleil (42°), le long de la rocade circulaire autour de la ville. On transpire, on appréhende les côtes, les yeux rivés sur la température du moteur, et on a la trouille d’éclater encore un pneu tellement le bitume est brûlant…. On se dit qu’on aurait vraiment dû au Maroc ou en Serbie, avec le génie des mécanos et les pièces pas chères, faire adapter un 2nd ventilateur en façade du radiateur… Bon on l’a pas fait, et chaque fois qu’il fait chaud comme ça on s’en mord les doigts, c’est le seul « équipement » qui nous aura manqué sur ce périple (on tâchera d’y remédier pour le prochain !!). Une pancarte indique un camping, on bifurque, de toutes façons il faut maintenant s’arrêter car la température est à son point critique… On débarque alors dans le camping-village Flaminio, je vous cite son nom car, pour ceux qui aimeraient un jour visiter Rome, les prestations (de la tente aux bungalows climatisés en passant par le camping-car) et les tarifs de cet établissement nous ont vraiment très agréablement surpris. A 15 minutes en train du centre-ville c’est la formule idéale et accessible financièrement en comparaison des prix exorbitants des hôtels.
On choisi la meilleure place pour le Tub (on en essaie 2 avant d’opter pour la 3ème et dernière), et lui offrons une ombre bien méritée, pour nous ce sera un plongeon dans la piscine (inespérée). Nous n’avons pas pris de photo de la dite piscine, non qu’elle ne le méritait pas mais par coquetterie… en effet, vous auriez pu prendre peur en voyant nos têtes ou plutôt nos…bonnets de bains, obligatoires (hygiène oblige) donc achetés sur place et forcément magnifiques…!
Dans la soirée, cartes et guides en main, entre 2 (ou 10) visites de voisins de camping venus voir le Tub, nous demander son âge, l’autorisation de le photographier, de le visiter, etc….on organise notre court séjour ici et demain matin, départ pour la capitale.
le 26/08 : 6 h 30 du matin, debout, vite avant la chaleur annoncée (pire que la veille). Une heure plus tard c’est devant le vertigineux Colisée que nous restons béas. La visite commence par les vestiges du Capitole et du Forum Romain, l’Arche de Tito puis Il Palatino de la Piazza Vénézia. Ensuite la célèbre Via Del Corso nous mène jusqu’à la Fontaine De Trévi ; on y jette un sou et on fait un vœu. Nous enchaînons par la Piazza Navona et les escaliers de La Trinité des Monts.
Rome ne fait pas mentir sa réputation. Entre Marrakech, Fès, Meknès, Venise, Genève, Dubrovnik, Belgrade, Budapest, Sarajevo, nous commençons à avoir quelques belles et grandes villes au compteur. Mais Rome est encore à part, plus riche, plus belle, plus de cachet. On a le sentiment qu’ici, à une époque, Tout, véritablement Tout, a était fait et mis en œuvre pour qu’elle reste une ville unique, complète, éternelle dans l’histoire. Où que vous soyez, une splendeur se dérobe à votre regard pour en laisser apparaître une plus stupéfiante encore.
En milieu d’après-midi, trop chaud. Après deux paninis et une dégustation des plus fameuses Gélattis de la ville on trouve refuge dans un Internet café climatisé, l’occasion de faire d’une pierre trois coups (mise à jour du blog, mise au frais pour nous et skype avec nos parents).
18 heures, retour au Tub, petite piscine et couchés tôt car demain rebelote.
le 27/08 : Visite du Vatican (petites pensées pour Mamie Jeanne), de la gigantesque Basilique Saint-Pierre et de sa place. Pour la petite histoire, on a bien failli ne pas entrer, en effet, il fait très très chaud et Del est en débardeur…donc les épaules nues…donc pas possible d’entrer ! Heureusement, prévoyante, elle avait emmené une petite laine pour la fraîcheur de la soirée, elle s’en couvre les épaules, c’est bon, ça passe ! Par contre tous les shorts, jupes, tops et autres débardeurs seront refoulés et y en a un paquet….Ensuite, la file d’attente est impressionnante avant de pouvoir entrer aux musées du Vatican, mais ça va assez vite. Tout le mode se presse pour admirer la fameuse Chapelle Sixtine. Ca fait tout bizarre et c’est étrange de voir en vrai une image qui a fait le tour du monde. La Création de L’Univers par Michel-Ange m’évoquait surtout mes manuels d’histoire au collège ou au lycée. Mais une fois devant ou plutôt dessous, car c’est au plafond que cela se passe principalement, c’est avec plaisir et intérêt que nous nous y sommes attardés en tâchant de comprendre ce que toutes ces représentations signifiaient.
Même inculte en peinture, la beauté et la qualité du travail de l’artiste vous donnent envie de voir mieux, de scruter plus longtemps, de contempler sans lassitude. C’est rare et nouveau pour moi comme si ce voyage m’avait fait prendre conscience de l’importance de l’histoire pour notre présent. J’ai juste l’impression de davantage aimer comprendre…
Beaux souvenirs et découverte de moi-même.
De retour au camping nous profitons une dernière fois de la piscine, plions bagages et prenons la route de Civitavecchia.
Nous dormons sur le port, prêts à embarquer. |