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Croatie - Traversee Grece-Venise, Parc naturel des lacs de Plivitce et Dauphin (01.06 au 04.06.07)
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de BZO, 04-06-2007 |
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La veille en Grece, le matin en Italie, l'apres-midi en Slovenie et le soir en Croatie...(voir photos et video dans les albums correspondants) |

Le 31/05 : Traversée bien mise à profit. Grâce à Del qui a bataillé ferme avec les dockers, le Tub est positionné contre un des flancs du bateau ouvert sur la mer et les côtes (voir photos). N’ayant que ça à faire, je m’attaque de nouveau à la jauge à essence qui ne fonctionne plus depuis 10 jours.
Le but : espérer trouver la faille.
L’action pour se faire : redémonter le cache réservoir latéral, revérifier la connectique, dévisser les points de fixation de la jauge pour en vérifier le bon fonctionnement et la présence du flotteur…. Rien ne cloche, aucun défaut visible.
C’est alors que les conseils d’une personne chère à mon cœur me percutent l’esprit. Faire les choses à fond, agir pour optimiser, être actif jusqu’aux limites de ses possibilités, toujours. Alors, j’analyse mieux, j’observe plus en détail. J’essaie de comprendre (ça fait mal à la tête). Il semble mais c’est délicat que je puisse avoir accès à l’intérieur du capteur en dévissant de minuscules boulons difficiles à saisir. Il y encore peu de temps, j’aurais certainement contourné l’obstacle mais cette fois-ci, je m’y atèle. Grand bien m’en pris car au cœur de la jauge, constituée de deux languettes de cuivre glissant le long d’une bobine électrique en fonction de la hauteur du flotteur, j’ai l’intervention qu’il faut. Un léger mais précis resserrage des languettes sur la bobine pour réamorcer le contact qui ne se faisait plus. Vérification au tableau de bord : HOURRA ! Ça marche. Pas peu fier le Brizio et le voilà qui se pavane crânement devant sa Del en remerciant J.P….
De son côté, mon Aroum sélectionne méthodiquement les fils de coton et de la cordelette dont elle va se servir pour essayer de me confectionner un collier. Elle y travaillera toute la matinée, s’inspirant de la tresse mexicaine de Cynthia, alternant les couleurs, les motifs et la cordelette comme si elle avait fait ça toute sa vie. Le résultat autour de mon cou est un savant dosage entre matière naturelle et harmonie des couleurs. Je trouve qu’il me ressemble et désormais il ne me quittera plus.
Douillés dans le Tub avec les côtes albanaises en point de mire à travers les fenêtres, on se prélasse en prévoyant tranquillement la suite du voyage.
Del me lit la Slovénie, je l’écoute les yeux perdus sur la mer quand tout à coup le doute me prend. J’ai cru voir scintiller et bouger quelque chose dans l’eau, assez loin. Je l’interromps pour vérifier, elle ne prête guère attention à ma distraction, plutôt agacée que je me disperse en hallucination. Mais ça se répète : «AROUM, je crois que j’ai vu quelque chose… »
Elle s’approche, nous passons tous deux nos têtes par la fenêtre du camion, truffes et cheveux au vent lorsque un dauphin, à 50 mètres du bateau, jaillit des flots par deux fois avant de disparaître.
Heureusement que nous étions tous les deux pour voir ça tant ce fut rapide. Nous ne nous serions jamais crus sinon.
Le visage de Del est illuminé d’une façon que je lui connais peu, réservée aux moments magiques. Ces instants uniques rajoutent une touche d’excellence à notre bonheur.
Le 1/02 : Arrivée à Venise. Sans perdre de temps, on s’extirpe du bateau. Nous prenons la direction de Trieste en sortant du port. Le Tub commence à se lancer lorsqu’au bord de la route, dans une camionnette, deux bras tout bronzés et une grande barbe nous saluent et nous acclament. Il me semble reconnaître un des passagers du bateau aperçu pendant la traversée car son look m’avait interpellé.
On passe devant en ralentissant mais sans s’arrêter. On rend l’hommage par de grands sourires et des signes de remerciement puis on continue notre route pendant 15 minutes toujours tout droit. La pancarte Trieste nous indique que c’est à droite qu’il faut prendre. Je clignote, mais dans mon rétro, des appels de phares m’interpellent. Encore la camionnette qui indique par son clignotant qu’elle se rabat sur le côté. Je fais de même pour aller faire connaissance de Kans et Sylviana, autrichiens. C’est pas compliqué, il a eu le coup de foudre véritable pour le Tub, qu’elle n’a pu modérer. Et voilà mon barbu, noir de soleil, pieds nus, avec des colliers d’os et de coquillages autour du cou, un poil envinnassé, souriant de toute sa dent qui se met à embrasser le camion avec plaisir et respect. Ils reviennent de deux mois dans les Cyclades, semblent être de beaux baroudeurs…. Un coup de foudre je vous dis ! Comme d’habitude, échange de coordonnées internet, photos, une dernière accolade à la calandre du Tub merci et bye bye.
La Slovénie ne fut qu’un passage obligatoire. Nous avions décidé de voir sur place si ce pays nous incité à y faire escale mais ni le contrôle douanier (le quatrième), ni les trop rares sourires des Slovènes, ni les paysages peu dépaysant ne nous y incitèrent.
Nous filons donc direct en Croatie où là, l’accueil fut immédiatement plus appréciable. La douane se fait du coude pour nous montrer aux collègues, chaque habitant nous offre sa mine stupéfaite et figée d’admiration. Il y a fort à espérer que notre compagnon va une fois encore créer le lien entre les gens et nous. Ça semble très bien parti !
Vers 18 heures, c’est à Senj, village du bord de mer, que nous stoppons, heureux mais bien fatigués. Il y avait longtemps que je n’avais pas conduit le Gros sur autant de kilomètres. Avant-hier nous étions en Grèce, ce matin en Italie, cette après-midi en Slovénie et ce soir en Croatie.
Ravis au lit !
Le 2/02 : Bon anniversaire Carole. Le ciel couvert n’entache pas notre détermination à profiter du programme de la journée : nous rendre à Plitvice pour découvrir le parc national des Lacs. 150 km de grimpette. On découvre la campagne croate telle que je me la figurais : immense, verdoyante, très vallonnée, quasi désertique avec des maisons isolées par-ci par-là mais partout à la fois.
En cours de route un Croate avec des yeux hallucinés et mort de rire nous supplie de nous arrêter. Il se précipite vers nous, est incompréhensible tant il parle vite (en anglais). Ayant retrouvé son calme, il s’exclame qu’il n’en revient pas, car il est membre du club Citroën croate et n’en croit pas ses yeux de voir un Tub ici. Il nous explique que seulement cinq HY sont recensés dans son pays, que c’est un amoureux des 2 CV et qu’il nous admire d’être venu jusque-là. On pose pour la traditionnelle photo…
Sacrée différence de température avec la Grèce. J’enfile pour la première fois depuis bien longtemps un pantalon et des baskets. Mais quel spectacle ! Comment décrire ?
Sur plusieurs hectares, un gigantesque escalier de 16 lacs qui se succèdent et se déversent les uns dans les autres en centaines de cascades rugissantes, l’eau transparente, de 10 nuances de vert, qui mousse entre les rochers, s’envole en bruine fraîche, peignant l’arc-en-ciel en brillant au soleil.
Au fond, les grands squelettes blancs des arbres morts que l’on voit comme à travers un voile, tout habillés de mousse où vient s’agglutiner le calcaire de l’eau. Cela donne d’étranges silhouettes blêmes au fond des lacs et avec le temps les arbres deviennent barrages, d’où débordent de nouvelles cascades.
Ici l’eau se fraye un chemin et s’infiltre partout, ruisselant le long des pentes, dans les herbes, au pied des arbres. (Voir photos)
L’air sent l’eau douce et les feuilles.
Tout est préservé, donc naturel. Les poissons pullulent par milliers car épargnés des hameçons. Il paraît même qu’il y a des ours, mais pas vu la queue d’un.
Pour rire, je me livre à une petite expérience….Sur le chemin qui nous mène au camion nous marchons tranquillement lorsqu’un groupe de retraités se profile à 100 mètres devant nous, bien dense et bien « groupir ». Comme notre allure est plus rapide, nous nous retrouvons rapidement noyés au milieu ; il s’agit de français bruyants. C’est alors que j’échappe à haute et intelligible voix, en plein dans cette manne : « Quand je pense que Sarkosy s’est suicidé…. ». Puis nous continuons notre progression au milieu des gens qui s’immobilisent subitement en se lançant des : « T’as entendu Lucette…. ? » et piapiapia et piapiapia « Il parait que le président…..Attends je vais prévenir Raymond…. ».
Les ayant désormais bien devancés, nous nous autorisons un p’tit coup d’œil : tout le groupe est en effervescence bien plus préoccupé à répandre la nouvelle avec un sentiment d’exclusivité que de s’assurer de la véracité de cette dernière.
Ce n’était pas méchant. J’suis même sûr que ça a pu faire plaisir à certains….
Deux heures de conduite pour 5 h 30 de crapahute dans un cadre unique et une petite blague : journée mémorable !
BIZZZZZ à tous !! |

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Commentaires sur cet article
daniel
Un peu de verdure, ça fait du bien , non ?
Toujours sympa votre récit ! Je poursuis après 15 jours d'absence !!!S'cusez !
frederic
vos photos de la croatie sont trop bien faites, ce pays est magnifique! bravo !!!!!
zahia
coucou on a recu votre message
on suit vos aventures de jours en jours quel style d ecrivain bzo alors la chapo pour nous tout va bien mes dents ca va mieux mais en avoir pour deux ans quand mem
sinon la vie bordelaise se fait oliv commence a remplacer son premier cadeau un gps cool
on va a colliours la semaine prochaine
on attend les vacances de septembre petit voyage en perspective l ile maurice trop cool
voila max n est pas mort il va venir me voir cet ete
de gros bisous et surtout comme dit erwan mac gregor dans moulin rouge
how wonderful life is when you re in the world and tha show must go on
profiter des biz tout plein
elyane et famille
cela fait longtemps que je n'avais pas pris de vos nouvelles, elles sont toujours aussi magiques et belles, longtemps aussi que je ne vous ai pas raconte des fois j'ai presque l'impression que l'on s'habitue à la maladie mais de vous lire à nouveau me redonne du courage Antoine va avoir droit à la venue du dauphin aussi sinon a bientot
SARKOSY
Non je suis toujours bien vivant et je vais réaliser de grandes choses grace à l'appui de tous ceux qui ont voté pour moi.....
Tu es identifié fainéant mais comme tu peux le voir je te pardonne...(et dire que certains pensent que je manque d'humour...)
Bon voyage et continue à nous régaler de tes récits.
jean-pierre
alors là bravo Fab .toi tu ne seras jamais vieux et pour la perseverence tu ne fais que te decouvrir:la preuve,tu as su garder Delphine et il y avait du monde sur le lot.
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